una parte della vita

le donne del Mali - parte seconda

reportage fotografico di Sergio Giani sulle donne del Mali

Femmes et Plantes au Mali.

Traditionnellement, dans le temps, au Mali les plantes médicinales ont toujours eu une valeur d’usage, mais n’avaient certainement pas de valeur d’échange. Même l’activité de thérapeute traditionnel n’était pas une profession, mais une obligation et un devoir social. Le payement des soins était souvent symbolique et se faisait après guérison, en nature et selon les possibilités et le degré de satisfaction du patient. Souvent les soins étaient complètement gratuits pour les populations du même village que le thérapeute. Il est encore substantiellement ainsi aujourd’hui en milieu rural. Tous et chacun ont accès à la ressource et personne ne paye pour les plantes médicinales. Les éventuelles difficultés d’accès sont liées à la raréfaction des espèces médicinales à cause des changements climatiques, de la pression des cultures de rente et de l’urbanisation, de la production de charbon et de bois de chauffe sur les espaces en conditions de naturalité, mais aussi aux récoltes destructives effectuées par des récolteurs non professionnels.

C’est avec l’urbanisation et la monétarisation qu’à Bamako et dans les villes secondaires des régions les soins traditionnels sont en train de devenir une profession et qu’un marché des plantes médicinales s’est développé.

Nous pensons que les femmes herboristes ont su s’adapter mieux que les hommes aux défis de l’urbanisation. Elles ont démontré l’intelligence et la flexibilité collective nécessaires à transformer leurs « petites » connaissances traditionnelles, accumulées dans le temps et transmises par des générations de femmes, en une activité commerciale, en même temps sociale et économique, présente dans tous les marchés des villes.

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Donna in cucina (Bamako)
Donna in cucina (Bamako)

Donne che cardano il cotone (Bamako)
Donne che cardano il cotone (Bamako)

Donne comprando e vendendo tessuti (Bamako)
Donne comprando e vendendo tessuti (Bamako)

Donna indovina al Mercato di Medina
Donna indovina al Mercato di Medina

Bimbe
Bimbe

Donna Dogon con la sua bimba
Donna Dogon con la sua bimba

Elles ont su organiser de façon complètement autonome un réseau fonctionnel et solidaire de collecte et de distribution des plantes médicinales, en gardant un lien solide entre les femmes restées dans les villages et les femmes émigrées dans les villes. Elles ont aussi réussi à organiser des formes autogérées et solidaires de financement. Elles assurent ainsi la disponibilité aux femmes des villes des plantes médicinales nécessaires aux soins de santé d’elles mêmes, de leurs enfants et de leurs hommes, mais aussi aux traitements spécialisés prescrits par les thérapeutes traditionnels aux uns et aux autres. Elles répondent à une demande sociale et assurent un service de proximité à des prix très abordables, tout en générant des revenus qui sont investis, en ville comme aux villages, à support de l’économie familiale, en premier lieu pour faire face aux dépenses d’habillement, de santé, d’alimentation et d’éducation des enfants.

Notre ambition est de soutenir ces femmes dans leurs efforts individuels et collectifs d’améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus, tout en gardant l’accessibilité économique des populations urbaines aux plantes médicinales. Les défis qui restent à relever sont l’exploitation durable des espèces médicinales et la transmission des savoirs aux jeunes générations. Nous sommes sûrs de pouvoir les relever avec elles. Voulez vous nous aider ?

Rokia Sanogo et Sergio Giani,  Bamako, mars 2012

Aidemet Ong , http://www.aidemet.org

texte extrait et adapté à partir de : Sanogo R., Giani S.,Augmentation des revenus et empowerment des femmes par la valorisation des savoirs locaux sur les plantes. Le cas des femmes herboristes du District de Bamako au Mali, Universitas Forum, Vol. 1, N° 3, février 2012.



Donna che fila il cotone (Bamako)
Donna che fila il cotone (Bamako)


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